French (Fr)English (United Kingdom)
Histoire de la Société historique Beaurepaire-Beaconsfield

Q 00713 1

 

Le 12 juillet 1976, un groupe de citoyens intéressés à l’histoire locale se réunissent en vue de discuter de la fondation d’une société d’histoire pour Beaconsfield, tout en ayant en tête le 300e anniversaire de Beaurepaire à être célébré en 1978. Ce groupe était composé de Steve Manson, Evelyn McOuat, Bob Gandey, M. et  Mme Holm, Elspeth Symes, Kay Betts, Marguerite Beaudet, Lillian Henderson, et des employées de la bibliothèque municipale Brenda Whitlock, Teri Shaw et Janet Singer.

Lors de la deuxième réunion, le 3 août 1976, sur proposition de Lillian Henderson, secondée par Roy Wilson, l’association a été nommée « Beaurepaire-Beaconsfield Historical Society » et Steven Manson a été choisi président par intérim. L’objectif premier de la Société était alors la recherche menant à la publication de l’histoire de Beaconsfield.

En 1978, grâce à une subvention de 3,000.00$ provenant de la Ville de Beaconsfield, Mlle Sally Weary est engagée pour commencer la recherche. Robert Baird, alors trésorier, qui avait lu considérablement sur notre passé, assume la direction de ce projet.

Lors des célébrations du 300e anniversaire de Beaurepaire en 1978, la société a commandité plusieurs activités. À la fin de l’été, Robert J. Gandey, devenu trésorier, assiste à une réunion de la Beaconsfield and District Historical Society lors d’un voyage en Angleterre et établit notre société en tant que membre de leur société.

Après sept présentations par différents conférenciers, la dernière réunion officielle de la société eut lieu le 13 février 1979.

_____________________________________

Mesdames Gisèle Hall et Yvonne Cousineau-Lalonde continuèrent des recherches plus poussées sur l’histoire de la région en vue de la publication d’un livre sur le sujet.

Les réunions de la société reprennent le 6 avril 1982. Gisèle Hall, présidente, et Yvonne Cousineau-Lalonde, vice-présidente, ainsi que Robert Baird, obtiennent la charte de la société sous le nom « Société d’histoire de Beaurepaire-Beaconsfield », enregistrée le 26 avril 1982, permettant ainsi à la société de faire des demandes de subventions.

Trouver des fonds est une constante préoccupation à l’époque d’avant les courriels et nos coûts d’expédition du courrier pour plus de 105 membres sont approximativement de 300$ par année.

La société présente sa première exposition qui sera suivie par plusieurs autres. Des conférences mensuelles sur des sujets variés, des visites guidées, des conférences dans les écoles primaires et secondaires et pour différents groupes seront produites par la société.

La marque des 100 membres est à nouveau dépassée en mars 1984. La cotisation était de trois dollars pour les résidents de Beaconsfield et de cinq dollars pour les non-résidents. À chaque mois, une annonce pour les réunions de la société est envoyée au News & Chronicle pour sa section « What’s happening » et à la section West Island de The Gazette pour son calendrier communautaire. Plusieurs articles sur la société historique et annonces des différents conférenciers sont soumis mais pas toujours publiés dans ces journaux. Un comité d’appels téléphoniques est donc créé; composé d’un président et de 8 téléphonistes, il constitue un lien vital alors que chacun possède une liste d’environ 14 personnes à appeler avant chacune des réunions et autres activités, rejoignant ainsi tous les membres.

À l’automne 1985, la brochure « Un tour de Beaurepaire-Beaconsfield » sera imprimée à 250 exemplaires en français et autant en anglais. Elles sont mises en vente chez Yvon et chez Mel Carter à Beaurepaire. La brochure en anglais était déjà épuisée avant la fin de 1986.

En 1989, la publication du livre sur l’histoire de Beaurepaire-Beaconsfield, écrit par Robert Baird, appuyé des recherches de Gisèle Hall et de contributions de nombreuses personnes, voit le jour en anglais sous le titre « Beaconsfield and Beaurepaire, A chronicle of the development of the City of Beaconsfield and the district of Beaurepaire », décrivant l’histoire de la région et documentant les résidences d’été sur le chemin du bord du lac.

Deux ans plus tard, la maison située au 390, chemin Lakeshore étant menacée de démolition, Bob Gandey, avec le support de la société, assiste à la réunion du conseil de ville du 11 mars 1991. Il y présente la valeur historique de cette maison en espérant la sauver mais la maison est démolie.

En 1996, l’enthousiasme et/ou l’appui venant à manquer, la société tombe en dormance. La traduction française du livre « Beaconsfield et Beaurepaire » ainsi qu’une deuxième édition révisée de la version anglaise seront les dernières activités complétées. Finalement, une lettre fut envoyée en 1998 à Linda Burdayron, bibliothécaire, et les avoirs de la société incluant une imposante collection de documents de recherche utilisés pour la rédaction du livre sont remis à la bibliothèque municipale de Beaconsfield, ainsi qu’un solde bancaire de plus de 6 800$.

_____________________________________

En juillet 2003, à la suggestion de Michèle Janis, de la section culturelle de la ville de Beaconsfield, une réunion eut lieu au Manoir Beaurepaire, la plus vieille résidence de Beaconsfield, afin de discuter de la possibilité de réanimer la Société. Barbara Barclay, nouvelle présidente, reprit en main les activités. La première réunion eut lieu le 26 juillet 2003, le procès verbal étant rédigé par Michael Gray, secrétaire de la société. Les livres de la société ayant été entreposé à l’édifice Centennial Hall sont repris par la société. Un don de plusieurs livres par madame Yvonne Cousineau s’ajoutent à la bibliothèque de références de la société.

En 2004, l’arrondissement Beaconsfield-Baie d’Urfé demande à la société son aide pour faire un inventaire patrimonial des édifices de Baie d’Urfé similaire à celui rédigé par Beaupré et Michaud en 2001 pour le territoire de Beaconsfield. Grâce au travail de mesdames Gisèle Hall et Yvonne Cousineau, la société reçoit une subvention de 5 000$. Suite au support accordé par l’arrondissement en espace et service de photocopies, l’intérêt de la société englobe maintenant aussi Baie d’Urfé.

En 2005, un don à la Société Découverte et Sauvegarde du Patrimoine de l’Ouest de l’Île permet la création d’une carte d’un circuit patrimonial à vélo. La société continue de supporter leur travail durant les années subséquentes.

Avec la défusion des villes de Beaconsfield et de Baie d’Urfé à partir du 1er janvier 2006, les intérêts de la société reviennent à nouveau au territoire de Beaconsfield. Durant la période des fusions, la société a bénéficié d’importantes fouilles archéologiques sur la Pointe Caron à Baie d’Urfé.

Le 28 février 2006, la Charte fut mise à jour, changeant le nom à « Société historique Beaurepaire-Beaconsfield », et les Règlements de 1985 furent complètement révisés avec l’aide généreuse de Maître Gisèle Aubin.

La Société historique Beaurepaire-Beaconsfield devient membre de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec (FSHQ). Steven High, de la Chaire d’histoire publique du Canada à l’université Concordia, offre de la formation technique d’entrevue sur l’histoire orale. Notre projet d’histoire orale était lancé.

Le 15 mars 2006, la société passe une résolution demandant au comité de démolition de la ville de Beaconsfield de ne pas permettre la démolition de la maison historique située au 464, chemin Lakeshore afin qu’elle soit conservée comme partie de notre patrimoine historique jusqu’à ce qu’il y ait une politique ferme de protection du patrimoine sur la Pointe Thompson. Denis Chabot, directeur de l’urbanisme de la ville de Beaconsfield, propose la citation de 5 maisons mais, suite à des réunions avec les propriétaires de maisons patrimoniales, cette approche est mise de côté.

La même année, l’artiste Janos Varga est chargé de créer une série d’aquarelles de maisons patrimoniales de Beaconsfield.

En 2007, une nouvelle version améliorée du tour guidé est publiée sous forme de brochure sous le titre « À la découverte de Beaurepaire-Beaconsfield / Discover Beaurepaire-Beaconsfield » incluant des photos des bâtiments historiques.

En 2008, le prix Roberta-Angell est décerné pour la première fois. Le concours est devenu un événement annuel afin de stimuler l’intérêt de la communauté au sujet de l’histoire locale.

En 2009, en plus de nos implications dans la FSHQ, nous devenons membre de Quebec Anglophone Heritage Network (QAHN). Plusieurs livres d’histoire s’ajoutent à notre collection de référence. Le conseil d’administration passe une résolution pour la création d’un site internet.

2010 a été une année occupée à supporter plusieurs projets pour le 100e anniversaire de Beaconsfield. Le couronnement de l’année a été une rencontre de plusieurs descendants des familles fondatrices de Beaconsfield le 13 novembre 2010. Chaque invité(e) était présenté(e) par un court résumé de l’histoire de sa famille. Une projection de la présentation Power Point préparée par Olivia Kona pour le centenaire de Beaconsfield, « Beaconsfield, Notre histoire », a permis à tous de se remémorer avec joie le passé de Beaconsfield. Un emballage cadeau fut remis à chaque invité : notre brochure de visite guidée À la découverte de Beaurepaire-Beaconsfield, une épinglette du centenaire de Beaconsfield, un signet magnétique du centenaire et, pour celles et ceux qui avaient participé à notre projet d’histoire orale, une copie audio de leur entrevue.

En 2011, la société a fait don de 10 000$ pour des recherches sur les fermes de Beaconsfield, qui faisaient partie de Pointe-Claire avant 1910, en vue de la publication d’un livre célébrant les 300 ans de la paroisse de Pointe-Claire en 2013.

Un autre défi ayant demandé beaucoup de notre temps et énergie a été la défense de la Maison tendance (Trend House) située au 2, avenue Woodland. Malgré des interventions d’aussi loin que la France et l’Angleterre et l’intervention d’éminents défenseurs de l’architecture tel Dinu Bumbaru, Michael Fish et le professeur France Vanlaethem de l’UQAM et DOCOMOMO, la ville de Beaconsfield n’a pas cru bon de protéger cette maison du milieu du 20e siècle, précurseur des bungalows de nos banlieues. Le mardi 31 mai 2011, la seule maison tendance du Québec fut démolie.

David Eaton et Toni Nazair ont fait don de leur collection de plus de sept cents livres d’histoire canadienne. Nous espérons que ces livres serviront aux membres qui voudront entreprendre des recherches sur différents aspects de notre passé. Nous avons aussi reçu un grand nombre de livres sur ce même sujet de la part de dirigeant(s) du magasin de livres NOVA, Elizabeth et Quentin Parker. La bibliothèque de référence de la société compte maintenant plus de 975 items.

La série de conférences de 2011 portait sur le thème des Écossais à Beaconsfield. Notre site Internet est maintenant en ligne.

En 2012, notre série de conférences sur les Premières Nations nous a permis d’élargir notre compréhension sur ce sujet de notre bagage culturel.

Jacqueline Lamoureux, membre de notre conseil d’administration, établit un contact dans l’univers des médias sociaux en joignant les Beaurepaire Friends from Long Ago sur Facebook. Durant la première fin de semaine de juin 2012, une rencontre qui fut un très grand succès a eu lieu au Pub Black Lion dans le village de Beaurepaire. Cet événement a permis des retrouvailles heureuses, de nouveaux membres pour notre société et des échanges de photos.

La série de conférences de 2013 invite à la découverte de différents aspects de l’arrivée des européens en Amérique du Nord avec le thème Nouvelle-France.

Avec l’approche du centenaire de la Grande Guerre de 1914-18, il a été décidé que cet anniversaire devrait être célébré à Beaconsfield par la réalisation d’un parc dédié où les gens pourraient se rendre pour se remémorer le sacrifice suprême de certains de nos ancêtres pour la paix dans le monde. Terrence Montague, M.D., et le Major Richard Gratton, deux membres fondateurs du Comité des Héros, ont demandé le support de la société pour ce projet. Un parc est sur le point d’être choisi comme site pour un monument commémoratif. Kristopher Parent, architecte paysagiste, s’est offert pour en créer le design.

Une autre demande de démolition, cette fois-ci pour le 137-141, avenue Elm, qui faisait partie de la ferme laitière Allancroft Dairy Farm, a incité la société à créer une section « Lieux » sur notre site Internet pour faire comprendre aux résidents la perte engendrée pour notre histoire.

L’été 2013 marque le 10e anniversaire de la reprise des activités de la société et les 10 ans de présidence de Barbara Barclay. Gisèle Hall marquera aussi 35 ans d’implication et de contribution dévouée aux activités de la société.

En 2014, nos conférences ont porté sur les Loyalistes de l’Empire uni. Une exception a été la conférence de Gérard Leduc sur les traces laissées par les Celtes irlandais et qui a mené à une visite guidée du Lieu historique national de Coteau-du-Lac le 9 août 2014.

2014 a vue la dissolution de l’organisme SPOI (Société patrimoine de l’Ouest de l’île) et le transfert de ses avoir à la SHBB.

L’exposition en mai 2014 a porté sur les outils anciens.

Comme 2014 marqua l’anniversaire du début de la Grande guerre de 1914-1918, maintenant connue sous le nom Première guerre mondiale, une deuxième exposition en novembre 2014 a présenté plusieurs photographies du Front Ouestet des objets authentiques de cette guerre.

Une contribution de 1 000$ a été faite au Comité des Héros et une brique a été commanditée le long du sentier menant au cénotaphe. La cérémonie d’inauguration du Parc des Héros s’est faite le mercredi 15 octobre 2014 en présence de Son Excellence le Très Honorable David Johnston, Gouverneur Général du Canada, et du soldat William Ross du Queen’s Own Rifles of Canada, vétéran de l’assaut du Jour J.